Il en restera …

Des jours, des semaines, et même jusqu’à 3 mois se sont écoulés depuis la dernière publication sur ce site internet. Pour nombre de mes congénères, cela sera passé complètement inaperçu, n’aura absolument rien changé à leur vie. Du moins en apparence. Pour d’autres, qui ont la curiosité de lire régulièrement ce qui se raconte ici, la pensée furtive d’un « rien de neuf » les aura peut-être effleurés. Ou pas ! Et pour les machines qui se nourrissent de contenu à profiler, ce sera peut-être juste un micro morceau d’intelligence qui leur aura échappé. Ou pas !

Quoi qu’il en soit, pourquoi rédiger des articles ? Pourquoi prendre le temps et le soin de les écrire soi-même ? Pourquoi choisir de les diffuser en libre accès sur internet dans une société où l’économie de marché dicte sa politique ? Pourquoi chercher à mettre des images et des mots sur ses expériences alors que sa vérité profonde se vit précisément là où aucun langage ne semble encore assez fourni pour l’exprimer ?

Aujourd’hui, je n’ai pas toutes les réponses à ces questions. Mais j’ai eu envie d’écrire pour rendre un hommage posthume à celle qui m’a transmis, avec cœur, comment le faire aisément. Je ne sais pas dire tout ce que j’ai reçu de son savoir car cela s’est infusé en moi par-delà les mots. Cependant, je sais maintenant qu’il me suffit de regarder son écriture pour ressusciter aussitôt toute sa lumière à l’intérieur de moi.

Son écriture témoigne de son œuvre terrestre : à la fois colossale par les kilomètres que représentent tous ces mots tracés bout à bout, et à la fois minuscule pointillé éphémère dans le grand livre de l’aventure humaine.

Son écriture m’est précieuse, aussi je n’en sèmerai pas l’élégance des lettres aux espions profileurs. Mais en écrivant à mon tour ces quelques phrases, j’en poursuis volontiers l’histoire. Tel un trait d’union reliant le passé à mon présent, j’entretiens ainsi la ligne d’un futur où l’enchantement d’un récit original demeure, éclipsant dès lors en sage intelligence la mode artificielle.

Il en restera pour épilogue ce tapuscrit illustré, publié délibérément sur la page internet d’un site parmi d’autres, et potentiellement lu par des êtres humains se plaisant à naviguer dans une toile numérique. Ou pas !

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Vie plaisir

Blanche aérienne d'un jour étonnée
Noire profonde du lendemain déchirée
Autant de choix alternés
En mouvement dans cette place déguisée

Je m'appelle
Et tu te caches derrière moi
Chimère éphémère confidentielle
Puissé-je passer à côté de toi ?
Dans ce silence éternel
Noire ou blanche selon mon émoi
Je t'appelle
Et tu ne me retournes pas
Fluette petite étincelle
Puissé-je oublier ton la ?
Noir le brouillard s'en mêle
Blanc ton rouge feu s'en va
Tu t'appelles
Et je me perds contre toi
Sourire protecteur habituel
Puissé-je entendre ta voix ?
D'une couleur essentielle
Ni noir ni blanc pour une fois
Tu m'appelles
Et je te prends dans nos bras
Lourd privilège sensuel
Puissé-je vibrer de ce fa ?
Souffle d'une nuit arc-en-ciel
Chassant le perpétuel combat
Blanche aérienne d'un jour étonnée
Noire profonde du lendemain déchirée
Autant de voies mélangées
En mouvement dans cette place dénudée

Sortir du jugement ou du non-jugement et de leur conséquences par l’approche du décodage biologique, et retrouver sa fonction mentale de discernement.

Inviter les COlorieZ à témoigner de leur expérience cocréative d’un écomonde miniature et à exposer les réalisations qui en sont nées.

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Voie sans issue

Jusqu’au dernier moment, nous avons espéré qu’il y aurait un passage, ne serait-ce qu’un filament fluet se faufilant au travers des montagnes d’humeurs déversées par la gorge rougie des volcans désarmés.

Jusqu’au dernier moment, nous avons joué le jeu de continuer à avancer, en dépit de tous les signaux pourtant explicites qui s’agitaient devant nos yeux. Comme l’eau de la rigole, par exemple, qui refusait de s’écouler, et que nous devions alors régulièrement détourner de son cours pour éviter l’inondation pure et simple.

Et maintenant, nous voilà ici, serrés dans cette impasse, complètement démunis face à cet obstacle majeur obstruant la voie.

Que faire ?
Demi-tour ? Connaissant d’où nous venons, cela ne donne guère envie. Et rappelons-nous que si nous en sommes arrivés là, c’est justement que nous n’avions pas trouvé de meilleure voie.
Contourner l’obstacle ? De notre position, cela ne semble guère possible, sauf éventuellement à errer dans le demi-tour en cherchant à ouvrir cette spéculative voie qui n’existe pas.
S’allier pour briser l’obstacle ? Peut-être, si nous en avons la ressource… Cependant, la prudence invite préalablement à s’assurer que l’effort déployé parviendra effectivement à libérer la voie. Et qu’il n’y aura pas de plus grand obstacle encore derrière celui-ci.
Accepter notre impuissance ? Voilà qui commande alors de ne rien faire…

Si aucune évidence d’agir ne se révèle dans l’immédiat, alors, que dire ?
Rien. Cet état confus et retournant nous laisse profondément sans voix.
Un temps de silence s’impose donc.

Pour patienter sereinement, en attendant que nous soyons rétablis de notre désillusion, je recycle quelques vieux dessins dans un nouvel assemblage coloré. A moins que ce ne soient quelques pieux desseins pour une prochaine rencontre d’artCOlorieZ ?

Je ne sais pas. Et quand je ne sais pas, j’ai désormais pris l’habitude de laisser faire mes mains. Pensée furtive pour Carl Gustav Jung qui semble être à l’initiative de ce fabuleux conseil.

Jusqu’au moment où cette fantaisie soigneuse vient éveiller en moi une pertinente question d’Olivier Clerc entendue quelques temps plus tôt :

Je laisse résonner son texte entre mes cellules imaginales et peu à peu, j’entrevois mon décor qui s’éclaire dans le désenchantement ambiant. Une onde de gratitude m’enveloppe de sa chaleur réconfortante. Je me laisse aller à explorer de plus près ce qui bloque la voie. Instantanément, l’obstacle si infranchissable encore quelques heures plus tôt se transforme en étonnant bouclier protecteur, assurant au mieux notre sécurité jusqu’à l’achèvement complet de notre développement. Pourquoi dès lors, vouloir autre chose que ce qui est présent maintenant ?

Installons-nous au mieux dans l’espace où nous sommes, et prenons soin de ce qui nous épanouit. Le reste nous dépasse largement. Notre délivrance, inévitablement, viendra en son temps. Projetons simplement que ce soit à terme, par la voie naturelle qui s’ouvrira alors pour nous. Projetons aussi que nous soyons accueillis avec enthousiasme dans l’étendue de cette grande nébuleuse cosmique, source intarissable de notre métamorphose.

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Chez moi

Il est une locution française qui dit « mieux vaut un petit chez soi qu’un grand chez les autres. » Alors, après un long voyage à explorer l’infini territoire de l’adaptation à ce que l’autre attend de moi, c’est décidé, je reviens chez moi.

Chez moi, finalement, je ne sais pas vraiment où cela se situe concrètement. Je n’en connais pas objectivement la limite. Je n’ai pas non plus le vocabulaire qui convient pour en formuler la description précise.

Chez moi, c’est à la fois partout et nulle part. C’est exactement là, dans ce reflet d’espace encore un peu flou où je navigue présentement. Tout en étant potentiellement ailleurs, confortablement niché dans un imaginaire collectif fertile et sans cesse renouvelé.

Chez moi, c’est ce tout petit supplément d’âme qui se forme nébuleusement en s’amusant des monts et merveilles de sa création.

Chez moi, c’est peut-être aussi juste en face de chez toi. Quand oserai-je ouvrir complètement la porte pour en avoir le cœur net au point de m’engager jusqu’à parvenir à te rencontrer ?

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Libération

Ce jour-là, nous vagabondions tranquillement dans l’espace inter-sidéral. En pleine contemplation, nous suivions d’un regard à peine étonné, un vol de méduses assermentées.

Nous sommes sidérés. Totalement médusés. Figés par l’instant. Espace temps suspendu. Maintenant. Précisément. Devant nos yeux. Le phénix renaît de ses cendres.

Les particules de vie se recomposent, s’assemblent.

L’énergie se concentre et s’expanse.

Les polarités s’équilibrent.

La forme apparaît.

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