Qui es-tu ?

La vérité de son être se cherche dans la rencontre de l’autre mais se trouve au cœur de soi.

8 MAI 2023

Imaginons que je sois une pomme.

Plus grand que moi, je suis donc aussi un fruit.

Si l’identification fruit est trop large pour moi, je peux en réduire le périmètre en précisant à quelle catégorie de fruit j’appartiens. Par exemple, en tant que pomme, je suis un fruit à pépins.

Plus petit que moi, je suis peut-être une pomme de la variété Reine des reinettes. Pas une Golden, c’est sûr, ma couleur de peau ne correspond pas. Mais certaines années, je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression de ressembler davantage à une Belle de Boskoop. Peut-être une facétie du climat ? Et pourquoi alors ne serais-je pas plutôt une Opale ?

De doutes en hésitations, je dois me rendre à l’évidence. Je ne sais pas définir exactement quelle variété de pomme je suis. Il faut dire qu’il en existe tellement ! Même en ajoutant le critère du goût, le choix reste encore multiple.

Tout ce que je sais dire avec certitude, c’est que j’ai grandi sur l’arbre qui pousse là-bas, dans cet endroit protégé sur terre, exactement à l’angle de la cabane à lapins du jardin de la grand-mère d’Élise. Si bien que parfois, pour me définir, je m’appelle Pomme des lapins.
Même si aujourd’hui, il y a longtemps que les lapins ont déserté leur cabane.
Même si aujourd’hui, le jardin ressemble avant tout à un pré d’herbes sauvages.
Même si aujourd’hui, Élise n’a plus du tout de grand-mère.

Tout a changé autour de moi et je ne me reconnais plus. Alors qui suis-je réellement ?

Je suis partie à ma recherche…
Et, en élargissant mon point de vue, voici ce que je viens tout juste de révéler :

Je suis une pomme, oui, c’est possible. Mais au lieu d’un fruit, il se pourrait bien que je sois davantage une pomme… d’arrosoir !

Bonjour la douche froide pour avaler ça…

Pour l’instant, même avec une preuve en image sous les yeux, j’ai des difficultés à le réaliser tellement ça change aussi toute l’histoire à laquelle j’ai souscrit pendant des années. Et quand je vois toutes ces zones blanches alentour, cachant à l’infini d’autres parties de moi, je me demande bien quelle créature encore je pourrais reconnaître si je m’employais à les démasquer…

Qui sait ? Peut-être que de pomme d’arrosoir, je me révélerais un jour pomme d’Adam ?
Ainsi, la transition serait toute faite pour transposer cette histoire de pomme que je viens de te raconter, à celle de l’être humain…

Ami humain, qui es-tu ?

Plus grand que toi, tu es aussi…

Plus petit que toi, tu es peut-être…

Que sais-tu définir de toi avec certitude ?

En élargissant ton point de vue, que révèles-tu à toi ?

Que devient alors l’histoire à laquelle tu as souscrit pendant des années ?

Honnêtement, que choisiras-tu de répondre à ce formulaire désormais ?

Si tu aspires à répondre à ces questions et besoin de rencontres humaines pour t’y aider, je dépose ci-contre pour toi l’idée du codéveloppement :

Enfin, si tu aimes vraiment les pommes fruits, voici également pour toi une autre idée de rencontre pour apprendre à connaître et à préserver la diversité des variétés régionales françaises :

Où va le monde ?

Chaque histoire est au service de la Vie qui se raconte.

14 mars 2023
L’ingénieur solitaire

Je vis dans une société marchande. Est-ce un problème ? Oui. Non. Peut-être. Je ne sais pas. Ça dépend.
Voilà globalement toutes les réponses que j’aurais envie de donner en même temps à cette question.

Oui, je le vis régulièrement comme un problème. Car vendre mes services n’est pas dans ma nature première. Pour moi, un service est une aide spontanée guidée par le cœur, et qui n’appelle rien en retour. Je rends service quand je ressens une juste motivation intérieure à le faire. Lorsque je commence à avoir besoin d’être payée pour effectuer une action, c’est le signal qui m’alerte que je suis en train de m’éloigner de ma joie profonde.
Alors, oui, dans l’idéal, je préférerais vivre dans une société où les relations humaines sont sincères et détachées d’intérêts mercantiles, où la valeur de chacun est reconnue pour le service rendu à tous de par ses activités accomplies avec cœur. Et m’en remettre à une sagesse infiniment plus grande que moi pour la logistique des rencontres afin que la complémentarité des services bénéficie aux rêves et à l’épanouissement de chacun.

Mais non, je vis dans une société marchande, et souvent ce n’est pas un problème, plutôt une simple habitude intégrée comme normale et pratique. Lorsque j’ai besoin d’un service, au lieu d’en parler à mes relations et laisser la possibilité à l’une d’elle de me proposer son aide à sa façon, je cherche dans la vaste toile internet celle où celui à qui je pourrais acheter ce service, au plus précis de ce que je souhaite. Ou bien, selon mes moyens, au plus acceptable de ce que je peux payer. Bien sûr, je paie aussi le fournisseur d’accès internet et le fournisseur d’électricité pour le service qu’ils me rendent à pouvoir accéder à la liste des vendeurs de services. Et s’ajoute également le coût de l’outillage technologique nécessaire pour que cela fonctionne. Celui-ci reflète-t-il la juste rémunération de tous les êtres contribuant à sa fabrication, à son élimination lorsqu’il sera devenu obsolète, à la préservation de l’écosystème Terre malgré les ressources naturelles prélevées ? Voilà encore une autre question complexe… Tellement complexe que je l’occulte. Et dans l’instant du besoin, acheter ainsi le service attendu me semble logiquement être le moyen simple et efficace de procéder, d’autant plus pratique qu’il se suffit souvent de relations humaines superficielles uniquement limitées au contrat de service.
Devrais-je finalement traduire que j’ai davantage confiance en mon mental aidé d’une machine qu’en la logistique de rencontres que peut organiser une sagesse infiniment plus grande que moi ?

Alors, peut-être que vivre dans une société marchande devient un problème lorsque j’accepte d’acheter les services des autres mais que je n’ai pas d’élan à vendre les miens sur le même modèle. Et peut-être en est-il ainsi car, en ces temps de crise écologique, économique, j’en suis venue à douter de la viabilité à long terme du modèle qui semble pourtant être encore la norme incontournable pour beaucoup de monde.

Et donc, actuellement, je ne sais pas dire si vivre dans une société marchande est un problème. Pour moi, c’est à minima une question qui se pose fréquemment, et qui me demande réflexion et créativité pour tenter d’expérimenter d’autres voies, au moins partiellement, et pressentir alors à quel écomonde pourrait ressembler la société.
Pour l’avenir de l’humanité, je sais encore moins répondre, et je préfère remettre cette question au cœur d’une sagesse infiniment plus grande que moi, ayant déjà fait ses preuves de durabilité.

Construire un écomonde, c’est composer un modèle culturel d’organisation d’ensemble qui génère l’épanouissement des êtres constituant cet ensemble, en s’accordant au moins sur 3 piliers culturels principaux : l’écologie, l’économie, l’écosophie.

En attendant, je vis dans une société marchande et c’est un fait. Chaque jour, je lis au moins un message de quelqu’un qui a un service à vendre : les 3 clés pour créer sa vie de rêve, les 10 règles pour réussir ses projets, les 5 astuces pour éviter les pièges d’internet, etc… Le nom des personnes change, mais le format des messages se ressemble. Un modèle fonctionnel qui joue le jeu de la marchandisation de tout conseil, de tout point de vue. Et de l’extraversion.
Est-ce un problème ? Ça dépend.
Je dirais que ça dépend de mon énergie du moment, du contenu gratuit que ces personnes savent offrir en préambule de leurs services payants, du niveau de profondeur relationnelle que je suis prête à engager pour répondre à mes besoins. Ça dépend aussi de ma propension à accueillir le constat suivant : si cette question de société marchande se pose en problème dans ma réalité extérieure, alors c’est que j’ai probablement encore besoin d’harmoniser certains de mes espaces intérieurs.

Et finalement, même si cette publication est loin d’être détaillée et exhaustive dans son contenu, la rédiger m’aura servi à identifier au moins deux points sur lesquels je vais pouvoir porter plus précisément mon attention :
– Le mot « service » : le Larousse indique que « servir » vient du verbe latin « servire » signifiant « être esclave ». Voilà de quoi interroger la mémoire de nos corps à ce sujet, et de quoi chercher à clarifier qui, quand, comment et pourquoi servir.
– En quelle source est-il plus intelligent de placer sa confiance pour se guider ? Celle d’une machine questionnée par un mental limité à ce qu’il connaît ? Ou celle d’une sagesse infiniment plus grande que soi ?

Paiement en Euros
Paiement en Junes
Gratitude

Quelques idées pouvant servir l’évolution ÉCOnomique

Se questionner à propos de l’argent

Qu’est-ce qui pourrait sauver l’amour de Beaumarchais ?

Marche après marche, vivons nos expériences comme autant de couleurs particulières et irremplaçables de l’amour.

16 février 2023

L’amour est une source intarissable d’histoires en tous genres.

Quand Jacques Prévert disait en son temps :

Tu dis que tu aimes les fleurs,
tu les coupes.
Tu dis que tu aimes les poissons,
tu les manges.
Tu dis que tu aimes les oiseaux,
tu les mets en cage.
Quand tu me dis "je t'aime",
j'ai peur...

Beaumarchais répondait deux siècles plus tôt :

J'aime ta joie parce qu'elle est folle. Elle annonce que tu es heureux.

Quand le français se contente du mot aimer pour exprimer l’immensité de son expérience amoureuse, le grec lui en précise toute sa diversité par une pluralité lexicale, évoluant solidairement de porneia :

Je te mange, je t'aime comme une bête.

à agapè :

L'amour qui fait tourner la terre, le cœur humain et les autres étoiles ; ce n'est pas seulement moi qui aime et qui t'aime, c'est l'amour qui aime en moi.

en s’arrêtant parfois à eros :

Je te désire, tu me fais jouir, tu es belle (beau), tu es jeune.

ou en rencontrant philia :

Je te respecte, je t'admire, j'aime ta différence, je suis bien sans toi, je suis mieux avec toi, tu es mon (ma) meilleur(e) ami(e), j’aime être avec toi, tu me fais du bien.

tout en aspirant à chanter harmonia :

Que c'est beau la vie quand on aime ! Nous sommes bien ensemble, avec toi tout est musique, le monde est plus beau.

dans un dévouement propice à eunoia :

J'aime prendre soin de toi, je suis au service du meilleur de toi-même.

et libre de célébrer charis :

Je t'aime parce que je t'aime, c'est une joie, c'est une grâce d'aimer et de t'aimer ; je t'aime sans condition, je t'aime sans raison.

Alors, incarnons l’amour dans toute sa luminosité, et racontons-le encore et toujours, jusqu’à COlorieZ le beau marché de ses plus fabuleux éclats de peinture !

Ainsi soit M

L’avenir en création

A l’aube de cette année nouvelle, l’histoire s’écrit dans un avenir

2 Janvier 2023
Euh... comme bleu, bleu profond
Qui laisse des meurtrissures au réveil...
Par la fenêtre à l'horizon
Perçois-tu le vent solaire des merveilles ?
Tempête et tristesse sont en explosion
Dans le fond de la piscine, j'apprends à nager.
Étonnement et éclaboussures à profusion
Pourquoi l'eau a-t-elle autant d'intensité ?
Le poisson rose mord à l'hameçon
Le brin d'herbe attend la neige qui danse,
Le crapaud se métamorphose en dragon
Qui se cache encore dans la foule d'effervescence ?
Double vue de l'Atlantide en perdition
Les bottes de sept lieues ne servent plus à rien quand l'espace se restreint.
La ligne de partage des eaux conduit le marin sur le pont
Vers les possibles futurs des souvenirs aériens.
Nous sommes des géants du mystère de la création
Complexité des âmes riches de Ça pour le verbaliser
Mais Ça ne s'achète pas au temple de la consommation,
Polarité ou féérie COlorieZ, et si on prenait le thé ?
Deux gouttes d'impatience fleurie dans un pot à crayons
Suis-je aveuglé par les étoiles et les fleurs éclatantes ?
Cheveux ébouriffés au gré d'une lettre d'émotions
M comme Meilleurs vœux d'une immensité naissante 
Autrement dit dans la chanson
Pour composer le prochain thème
En un seul mot d'initiation
Aime

L’instant sublime

Il y a parfois des rendez-vous d’une beauté si naturelle …

23 novembre 2022

« Vous êtes belles mais vous êtes vides », comme dirait le Petit Prince aux roses du coin des rues.

A vous je ne me ferai pas prince.

Vous êtes belle et pour nous connaître le temps a manqué.

Notre rencontre ? Un concours de circonstances, quelques cheveux coupés en quatre, des choix, des perturbations et des contraintes. De trop longues heures sous un masque, trop de colère contenue. Et puis, cet éclat, qui fut la libération pour vous comme pour moi.

Il ne s’agissait plus là de prévenir les inondations mais plutôt de préserver, ou de créer un fragile lien chaleureux. Votre châle heureux sur vos épaules, vous saviez déjà le crin rompu de votre épée.

Dame aux clés multiples, vous me les avez transmises.

La dernière en cet ultime instant, long comme l’éternité, dans les bras l’un de l’autre.

Deux inconnus dans une valse à mille temps au coin des rues là-bas dans le ciel amoureux.

Échange indicible avec la promesse de la prochaine fois. Cette promesse qui ne viendra pas, de cette prochaine fois qui ne s’attendra pas.

Pas de la même façon. Car tout de même, la relation est présente.

Encore une fois d’une naïveté aveuglante j’ai joué le jeu.

Que m’importe les fables et le rap.

En vous, belle inconnue, j’ai contacté une étoile ô tant sublime…

… que toute la suite se profile en ineffable harmonie


Un partage, un espace, une résidence,

Très peu de temps au coin d’une rue de la cité, et l’histoire devient celle d’une rencontre féconde entre deux âmes.

On ne sait plus d’où elle vient, on ne sait pas où elle va, ni pourquoi elle est là. Mais on profite de chaque lecture, mémoire de tous les instants porteurs de futurs désirables.

Parce que c’est elle… Parce que c’est lui…

parce qu’il lui avait simplement donné carte blanche