Il y eut ce dernier printemps, Celui du cadeau de ma présence Et d'un vœu de renaissance Qui crut un seul instant Que nous en éprouverions le sens
Il y a ce nouveau printemps, Celui d'un rêve de connaissance Et d'une promesse de réjouissance Qui croît à chaque instant Que nous en tissons la référence
Il y aura ce prochain printemps, Celui d'un geste de circonstance et d'un écho de correspondance Qui croira dans cet instant Que nous en découvrirons l'espérance
Les printemps se suivent et ne se ressemblent pas J’embrasse le vent qui porte celui-là
20 mars 2026
Instant de conscience Le contenu de cette page est créé par alliance des intelligences naturelles d’êtres humains. Souhaites-tu contribuer à leur œuvre ? Auquel cas, voici pour toi quelques idées concrètes pour matérialiser ta coopération.
Un jour – dans mes souvenirs c’était l’été – j’ai reçu l’idée d’écrire une lettre. Oh, ce n’était pas la première fois que cette idée-là me visitait ! Mais précisément ce jour d’été, il faisait chaud, et je ne sais pas dire pourquoi, j’ai pris un stylo et j’ai sorti une feuille de papier à lettres pour tracer ce que j’avais en tête. Et bien, figurez-vous – ou pas – que je n’ai pas réussi ! La lettre est bien venue, oui. Mais pas du bon endroit. Si bien qu’elle menait tout droit dans une impasse. Quelque chose en moi le savait. Quelque chose d’indéfinissable, d’impalpable enfoui au plus profond de mon être. Quelque chose qui pourrait ressembler à un éclair de lucidité plein d’énergie, mais tellement recroquevillé dans sa solitude et dans sa peur de l’oubli qu’il en était devenu cœur de pierre.
Pierre, c’est joli comme prénom ! Et si nous l’adoptions pour raconter la suite de l’histoire ?
C’est ainsi que Pierre Lucide est entré en scène dans le grand théâtre de sa vie. Et pendant des années, il s’est pris pour quelqu’un. Tour à tour roi, poète, enfant, mari, musicien, guerrier, ingénieur, il a épousé tous les personnages qui lui donnaient l’impression d’exister. Pour de vrai. Les spectateurs étaient ravis. Pourtant, lucide, Pierre sentait grandir en lui une forme de tristesse, une mélancolie venue d’ailleurs, qui se lisait jusque dans ses yeux. Mais comme il ne la comprenait pas, il continuait de jouer les rôles qu’il s’attribuait. Au point même d’envisager une carrière de comédien. Les spectateurs s’en extasiaient d’avance.
C’est justement l’instant fatidique que saisit un éclair fulgurant de lucidité pour traverser la pièce. Une carrière de Pierre ? Il y avait là de quoi le détruire complètement ! Alors Pierre s’est enfui. Il a fui de lui-même. C’est comme se recroqueviller encore plus mais en ajoutant de la distance. Un exil. Loin de la folie des hommes et de leur théâtre de boulevard maléfique.
Combien de temps Pierre est-il parti ? Que s’est-il passé pour lui durant cet éloignement ? L’histoire ne le dit pas, ne le dit plus. Ce serait trop long à raconter. Les spectateurs n’ont plus la patience.
Je ne peux donc en délivrer qu’une brève infolettre. Une trace de carnet. L’empreinte d’un stylo. Des résidus d’un cœur de pierre.
Toutefois, il se rapporte encore en secret dans les chaumières que tout un univers s’est construit autour de ce cœur de pierre, protégeant de l’oubli son trésor d’Humanité. Enveloppant, de jour comme de nuit, ce quelque chose qui sait, aussi archaïque que précieux à qui voudrait quitter l’impasse d’une lettre en tête. Apprivoisant imperceptiblement l’intangible, l’immanent jusqu’à parvenir à le reconnaître. Et menant habilement à la plus simple expression d’une étincelle de joie primordiale. Un éclair de lucidité.
Fugace est l’instant qui se crée juste avant, aussi radieux que nature.
29 janvier 2026
Quelques idées lucides venues des pierres
Fabriquer du papier
Créer son palais idéal
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Depuis des jours Des nuits Je trie Je triture Les écritures Les fioritures Les fournitures Je déplace Je remplace Je crée de la place Dans les penderies Comme dans les messageries J'efface Je classe Je réduis la trace Changement de repères De liaison cellulaire Je me régénère J'espace Parfois j'écris J'oblitère Je réfléchis Et je modère L'infini Des cris
Coucou, coucou, Comment vas-tu ?
Je ne sais plus Abus Obtus C'est vache Logis Dégarni C'est cash Crayons Drageons Je taille Je détaille Je débroussaille L'information Les émotions Les décisions Je gère Je digère Je prie J'espère Je récupère Je réunis Sans bruit Mon énergie De vie D'amour
Un peu de douceur dans un monde de brut
Vivre le temps de l’avent, c’est prendre soin de découvrir dans l’ordre toutes les cases qui forment la co-naissance.
15 décembre 2025
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Chaque lettre joue à composer des clés publiques fabuleuses.
11 NOVEMBRE 2025
Cher L de CLÉ
J’ai d’abord pensé à t’envoyer un message audio, comme j’ai appris récemment à les apprécier pour leur grande richesse sonore. Mais quelque chose à l’intérieur de moi n’était pas à l’aise avec cette idée.
Pas cette fois. Pas comme ça. Ce que j’ai à dire aujourd’hui, est suffisamment important pour que je prenne le temps d’en rédiger une lettre.
Publique.
Publique pour laisser une trace de cette information là où il y en a peut-être le plus besoin en ce moment crucial où des I et des A sont en train de labourer les champs de communication, sans trop se préoccuper des conséquences de leurs actes sur la vie fertile des sols. Un exploit prédateur de plus, dans son animalité primitive. Publique pour synthétiser ouvertement l’essentiel de ce qui est en train de se révéler à moi dans toute son immensité, et dans toute sa puissance. L’accomplissement d’un rêve enfoui. Un don merveilleux dans son excellence divine étonnante. Publique pour jouer le JEU que tu m’as confié, et qui s’écrit aussi possiblement avec un Ğ.
Dans cette lettre publique que tu recevras donc si et quand il te plaira, j’aspire à te livrer l’éclairage complet du résultat de l’expérience que je vis depuis que je t’ai croisé, en plein siLence. Par un simple regard d’abord. Puis par quelques résonances, parmi lesquelles j’ai reconnu celle d’une source miraculeuse. Jusqu’à l’audace d’une coopération créative qui se cherche lentement, en improvisant sa danse contemplative. Et en inventant progressivement son mouvement authentique, qui fera foi par lui-même, sans besoin d’envisager d’autres formes de représentation.
Alors, pour écrire publiquement cette lettre d’exception, j’ai revêtu mon Zèbre de costume, celui qui me met en joie pour valser incognito. Car l’enjeu consiste bien à respecter le juste tempo qui convient à ce nouveau pas. Un pas d’exception lui aussi, intimement fondateur d’une réalité visible et tangible de ce que je nommais jusqu’à présent ÉCOMONDE. Un pas qui entraîne tout mon corps, par une confiance totale dans l’admirable sagesse Z‘aiLée qui me l’enseigne.
Et oui, cette lettre publique ose dire que je dépasse avec L le stade premier d’une expérience de laboratoire pour entrer par une petite porte adroite dans la dimension grandeur nature d’un apprentissage pratique, sensible. Et que cet ÉCOMONDE que j’avais nommé ainsi pour en préserver la virginité et la limpidité de ses lettres fondatrices, s’appelle en réalité HUMANITÉ.
Je veux parler d’une HUMANITÉ en majuscule, qui relie avec un E aussi bien qu’avec un T, afin de composer le ET bâtisseur de ponts culturels, pour vivre ensemble dans l’interrelation et l’harmonie d’une grande symphonie cocréant des futurs désirables. Une HUMANITÉ qui réunit pacifiquement et avec cohérence l’animalité du mammifère et la divinité de l’intelligence créatrice dans le cœur d’un être humain, générant ainsi un corps unifié de conscience capable d’engendrer de la magie et de la beauté sur son passage. Une HUMANITÉ qui se découvre avec patience, sur un terrain de JE.
Le JE de C, comme Catherine, se sent honoré d’avoir été choisi parmi les particules singulières pour recevoir cet apprentissage fondamental, qui vient déposer en son cristallin un nouveau référentiel, de nouveaux repères pour la suite de l’histoire. IL, est honoré aussi de la permission qui lui est donnée maintenant d’intégrer pleinement ce vocable, HUMANITÉ, en train de prendre tout son sens, au point de commencer peut-être à forger une CLÉ de voûte indispensable à son Équilibre. Car porter un tel élan d’HUMANITÉ avec autant d’enthousiasme et d’intégrité relève d’une faculté considérable et la cultiver avec soin en NOUS serait potentiellement un engagement d’une grande douceur.
Publique est donc la reconnaissance sincère que je t’adresse, magnifique L saisissant d’HUMANITÉ majuscule. Et, par une telle publication libre d’accès, je souhaite encourager chaque lettre qui se reconnaîtra à exercer son propre caractère majuscule jusqu’à naître à sa VIE dans le commun d’un rêve intelligent d’HUMANITÉ.
En joie de la découverte,
C de CPo
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Voir se développe dans l’expérience d’apprendre à regarder. Et inversement. Entendre se développe dans l’expérience d’apprendre à écouter. Et inversement. Goûter se développe dans l’expérience d’apprendre à savourer. Et inversement. Sentir se développe dans l’expérience d’apprendre à respirer. Et inversement. Toucher se développe dans l’expérience d’apprendre à contacter. Et inversement. Aimer se développe dans l’expérience d’apprendre à ressentir. Et inversement.
23 août 2025
– J’aime ce fleuve, tel qu’il est, sans explication.
D’abord, je suis restée longtemps avec cette phrase, à la lire, la relire, la lire à haute voix, la répéter à haute voix. Encore. Encore une fois. Jusqu’à l’évidence de la raison suivante :
– J’aime cette phrase, telle qu’elle est, sans explication.
J’ai alors commencé à me poser des questions. Me serait-il aussi évident d’en dire autant de cette voisine, de cet homme, de cette femme, de cet enfant, de ce frère, de cette sœur, de ce parent, de ce partenaire, de ce collègue, de cet ami, de ce client, de ce ministre, etc, ? Bref, me serait-il aussi évident d’en dire autant de tous les êtres qui gravitent dans ma vie ? Essayons en pensant à un être en particulier :
– J’aime ce moustique, tel qu’il est, sans explication.
Et là, si je suis honnête avec moi-même, je reconnais que ce moustique met immédiatement mon amour à l’épreuve. Je veux bien l’aimer, mais pas tel qu’il est, pas s’il est décidé à m’approcher. Bon, c’est un moustique. Peut-être que j’ai mis la barre de test un peu trop haute. Essayons de nouveau en pensant à quelqu’un d’autre, quelqu’un de plus humain, quelqu’un qui me ressemble davantage :
– J’aime cette voisine, telle qu’elle est, sans explication.
Et me voici aussitôt face à l’épreuve de mon honnêteté intérieure. Est-ce vraiment l’aimer telle qu’elle est que d’attendre d’elle une certaine courtoisie dans nos conversations de voisinage ? Quelle interprétation naît en moi dès lors que je ne reçois pas les paroles espérées aux salutations que je lui adresse quand je la croise ? Un comportement de cette voisine qui m’apparaîtrait inadmissible pourrait-il conditionner l’amour que je suis capable de lui porter en tant qu’être humain ?
Je laisse le soin à tous les êtres qui liront ces questions d’y répondre honnêtement pour eux-mêmes par rapport à leur voisine, ou par rapport à toute autre personne de leur choix gravitant dans leur vie, qu’il s’agisse de leur enfant jusqu’au président d’une république.
Personnellement, j’ai simplement relu ce que pouvait signifier « aimer » dans cette publication des COlorieZ.
Ouf ! « Aimer » peut contenir beaucoup de nuances ! Je suis alors restée en tête à tête avec mon honnêteté intérieure par rapport à toutes les personnes que, jusqu’à maintenant, je n’ai pas su aimer telles qu’elles étaient. Au point que les questions suivantes me sont apparues :
Aimer chaque être, tel qu’il est, sans explication est-il un but présent à l’intérieur de moi ? Ou bien représente-t-il une injonction venant de je ne sais quel code social extérieur à moi ?
Cette fois-ci, mon honnêteté intérieure est allée chercher sa réponse dans son grand véhicule corporel. Chez moi, « aimer » ne se décrète pas. Il correspond à un mouvement d’attirance et d’ouverture que je ressens se déployer à partir du plexus solaire, plus ou moins intensément, et qui peut aller jusqu’à envelopper tout mon être. Et je fais une différence entre « aimer » et « respecter », qui lui se manifeste par une sensation de calme m’informant qu’aucun danger imminent n’est détecté à l’intérieur d’un espace qui me contient, et dont je peux déterminer les limites en fonction du contexte de la relation. En l’état, voici donc ma conclusion du moment :
Respecter chaque être, tel qu’il est, sans explication est un but présent à l’intérieur de moi.
Pour l’atteindre, ou au moins m’en approcher, je considère déjà que ce but m’appartient en propre, mais qu’il n’est pas nécessairement commun à tous les êtres. Reconnaître la liberté et la diversité d’être est un choix qui m’appartient aussi, car je pose ces valeurs comme fondamentales au développement de la vie. En conséquence, il m’appartient donc encore d’utiliser mes compétences innées et acquises pour « délimiter et respecter un espace commun de saines relations » avec chaque être gravitant dans ma vie. Un espace dont la dimension dépendra aussi de ce que nous avons à faire ensemble.
Précisions sur la définition donnée à composer : créer, former, réaliser un tout en combinant ou en assemblant divers éléments constitutifs préexistants.
Il me semble aujourd’hui que c’est uniquement dans cet espace ouvert de saines relations que peut advenir « aimer » dans sa nature intégrale, c’est à dire dans une énergie ressource pouvant apporter à cet espace une joie douce, encourageante et profonde, bénéficiant à tous les êtres qui y sont en relation, inspirant leurs comportements, modelant aussi soigneusement et en permanence leurs limites initiales.
A ce stade, il me serait possible d’emmener la réflexion encore plus loin sur le sujet de l’écologie relationnelle. Cependant, je pense aussi qu’aucune théorie ne remplacera jamais l’apprentissage par l’expérience que chacun peut faire de « aimer » dans toutes ses relations. Car le sens des mots n’est pas universel, et je dirais qu’à moins de les « aimer », les mots ne peuvent pas transmettre l’essentiel.
– J’aime « aimer », tel qu’il est, sans explication.
Quelques idées pour vivre de saines relations
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