Le présent est-il un cadeau ancestral ?

Chaque mot peut façonner l’histoire.

26 juin 2020

Il était une fois un enfant qui occupait une grande partie de son temps à donner vie aux mannequins des catalogues de mode. Printemps – été, automne – hiver, hommes, femmes, enfants : autant de contextes et de personnages à mettre en scène dans un monde sans cesse réinventé, au gré des humeurs du jour, des faits et gestes de la veille, des rêves du moment. Des histoires qui se croisent, s’entremêlent, ou bien, au contraire, qui n’ont en apparence rien d’autre en commun que le narrateur qui les racontent.

Quel futur cet enfant aura-t-il construit pour lui-même à partir de ces histoires ? A quoi ressemble le monde collectif qui réunit seconde après seconde les histoires de tous les enfants de la Terre devenus grands ? Me plaît-il ce monde, à moi adulte, qui suis désormais seul responsable de l’enfant que j’étais et des histoires que je me racontais, et que je me répète peut-être encore aujourd’hui ? Ne serait-il pas le temps de rouvrir mes placards et de ressortir quelques vieux catalogues sources d’inspiration pour recomposer ce qui n’a pas produit l’effet imaginé ?

Alors, j’ai tourné la clef… Et dans mon placard d’enfance, point de catalogue de mode rempli de mannequins inconnus. A la place, ce vieil album rempli d’ancêtres sans nom, trésor de famille, et constituant pour partie la mémoire biologique des cellules de mon corps. Une occasion unique de découvrir quelques traits de mon inconscient…

Plusieurs idées me viennent spontanément à l’esprit alors que je réveille lentement ces figures du passé : création plastique d’un autre temps, enquête utopique d’illustration d’un arbre généalogique jamais terminé, livre de biographies réinventées, décodage photographique de mes mémoires cellulaires. Que sais-je encore ? Pour sûr, l’émotion est palpable : impossible pour moi désormais de renvoyer simplement ces personnages à leur étagère. Ils me réclament un peu de présent, juste de quoi m’enseigner l’essentiel…

Waouh ! Si peu de mots pour m’inviter à passer en revue instantanément comment je me comporte vis à vis de l’air que je respire, de la terre qui me nourrit, des autres êtres que je côtoie, de la vibration spécifique qui m’anime… Merci chers aïeuls ! Je reconnais là votre sens de l’efficacité !

Alors, pour ceux qui auraient envie de composer plus consciemment la suite de cette histoire collective fabuleuse, je vous propose déjà 3 liens à découvrir pour prendre un temps de réflexion grâce à la diversité :

Prendre soin de l’air et de la Terre

« La biodiversité, tout simplement nous permet de rester en vie. »

Prendre soin des relations humaines

« Tous les avis sont importants, et les divergences acceptées, voire recommandées et appréciées, car utiles. »

Prendre soin du regard intérieur

« Qui sommes-nous sous nos masques ? »

Une histoire de coronavirus parmi d’autres

Juste des mots rassemblés

17 mai 2020

D’après notre histoire collective, il semble que les plus anciennes traces de vie connues sur Terre sont apparues il y a approximativement 3 à 4 milliards d’années sous la forme de bactéries microscopiques. Ensuite, l’histoire raconte que le monde du vivant n’a cessé d’évoluer en biodiversité et en complexité, jusqu’à l’apparition de l’humain il y a environ 7 millions d’années, voire seulement 200 000 à 300 000 ans dans sa forme actuelle d’Homo Sapiens.

Que savons-nous du moteur de cette évolution ? Certains scientifiques avancent que les virus pourraient jouer un rôle clé, en étant la source principale des innovations génétiques. Autrement dit, sans virus, l’humain ne ferait peut-être même pas partie du vivant et donc, ne serait pas aujourd’hui en capacité d’en raconter l’histoire.

Alors, poursuivons cette histoire du point de vue du vivant. Que penser de la façon dont l’humain gère la problématique 2020 concernant le Coronavirus SARS-CoV-2 ? A-t-il raison de chercher à tout prix à se protéger du virus au risque de gonfler encore les océans des résidus de plastique contenus dans les masques et les gants à usage unique ? A-t-il raison de vouloir le détruire massivement, emportant dans le même temps nombre de bactéries potentiellement utiles au maintien de son intégrité ? Et si ce virus était aussi pour l’humanité l’occasion de mettre à jour son code génétique afin d’intégrer de nouvelles fonctionnalités pour l’avenir ?

Par exemple, à l’instar des chauves-souris dont il semble provenir, ce pourrait être l’amélioration de ses capacités d’auto-guérison, allant de la réparation de l’ADN à la suppression des tumeurs. Ou alors, peut-être l’extension de ses facultés sensorielles.

Quelle est la véritable histoire du vivant ? Dans son ensemble, le vivant ne raconte pas d’histoire. Il est, et il vit instant après instant en s’adaptant aux conditions qu’il rencontre. Cependant, avec des mots humains, son histoire pourrait probablement se résumer aussi simplement que :

« rester vivant ensemble, et se reproduire »

L’humain, lui, a acquis la capacité de raconter des histoires sophistiquées, d’expliquer le passé, d’imaginer l’avenir. L’histoire collective de l’humanité n’est qu’un reflet de toutes les histoires individuelles cumulées, elles-mêmes construites à partir des perceptions et des ressentis propres à chaque humain. Quel est l’impact de ces histoires sur la vie même de l‘humain qui les raconte ? Sur la vie de toute l’humanité ? Et sur celle de l’ensemble du vivant ? Se pourrait-il qu’en changeant d’histoire, l’humain puisse accéder à des ressources évolutives jusqu’alors méconnues de lui-même ?

En tant qu’humain, il nous est impossible de ne pas croire ce que nous percevons avec nos sens. Mais, sommes-nous capables de percevoir ce que nous ne croyons pas ?

Si pour l’heure il semble incontestable qu’une grande proportion des personnes au contact du Coronavirus SARS-CoV-2 réagit par des symptômes biologiques divers et variés, pouvant aller jusqu’à la mort physique pour une minorité d’entre elles, il existe apparemment de façon tout aussi incontestable une autre proportion de personnes qui ne présentent pas de symptôme biologique au contact de ce même virus.

Or, quel serait l’intérêt du virus de tuer son hôte, puisqu’il dépend de lui pour vivre ? Et quel serait l’intérêt humain de tuer ce virus si celui-ci lui permet une évolution biologique favorable à sa vie future ? N’existerait-il pas une voie de l’équilibre entre virus et humains pour « rester vivant ensemble » ?

Certains d’entre nous, qui sont de ce fait justement appelés « porteurs sains », semblent avoir déjà trouvé leur réponse. Écoutons aussi l’histoire de vie qu’ils ont à nous raconter, au lieu de nous méfier d’eux. Ils ont peut-être des idées intéressantes à développer.

Amis humains, si vous en êtes arrivés là de votre lecture, vous connaissez maintenant une partie de l’histoire qui m’habite en ce moment et que je viens de vous raconter. Ce que vous en ferez vous appartient : vous pouvez l’oublier, la ranger, la méditer, la vérifier, l’enrichir, la réfuter, la traduire, la partager, etc… mais, en toute honnêteté, vous ne pourrez pas dire que cette histoire n’a jamais croisé la vôtre et que vous n’êtes pas responsable de ce que vous en avez fait.

Et pour ceux qui auraient envie d’approfondir avant de faire leur choix, vous pouvez encore lire cette fiche pratique sur l’angle de vision de nos vies.